Une Femme Seule

« Une Femme Seule » de Dario Fo et Franca Rame avec Amandine Borgey mise en scène Carlos Gallegos

« Le dramaturge italien Dario Fo (prix Nobel de littérature en 1997) s’est associé à son épouse Franca Rame pour écrire, à partir des années soixante-dix, une série de monologues sur la condition féminine. On pourrait les croire datés : écrits à l’époque du mouvement de libération de la femme, ils dénoncent en effet la persistance du machisme ordinaire en Italie. Mais réentendre Une femme seule – ou allumer sa radio pour écouter ce qui se passe dans l’Italie d’aujourd’hui – prouve le contraire. Et démontre qu’un classique, comme l’a écrit un compatriote de Dario Fo, est bien « un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire ».

Cette « femme seule », Maria, est enfermée à clef par son mari après une infidélité. Seule, elle ne l’est pas tout à fait, puisque son bébé dort dans la pièce voisine, et qu’elle doit supporter les appels incessants de son mari jaloux, subir les assauts tripoteurs de son beau-frère cloué au lit et plâtré de la tête aux pieds, ceux d’un satire qui la harcèle au téléphone (le « Cochon téléphonique »), sans oublier le voyeur derrière sa fenêtre, de l’autre côté de la cour. Ces présences masculines de plus en plus envahissantes, qui ne voient en elle qu’un objet de désir à posséder ou à contrôler, la rendent folle et vont la conduire à la révolte. »
Par Fabrice Chêne

« On apprécie, et nous ne sommes pas les seuls, le verbe coloré, excessif, subversif et abrasif de Dario Fo, dramaturge italien Nobelisé en 1997, s’attachant depuis six décennies, en tant qu’auteur, metteur en scène, comédien, à produire et proposer un théâtre aussi divertissant que concernant, militant, sociétal et politique. »
Par Thomas Baudeau

« Belle démonstration des revendications féministes, exprimée de façon féroce et sans appel. »
Par Evelyne Trân